Lenovo pourrait (encore) racheter BlackBerry

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Lenovo pourrait (encore) racheter BlackBerry

Officiellement, aucune des deux entreprises ne confirment la rumeur. Benzinga, un site d'information financière fondé en 2009, a indiqué le week-end dernier dans un article que Lenovo pourrait déposer dans les prochains jours une offre de rachat de BlackBerry sur les marchés. Evoquant une source "familière avec le sujet", l'article explique que l'entreprise Chinoise pourrait en effet récupérer les actions du Canadien en mettant de 15$ à 18$ par action sur la table alors même que leur cours actuel sur le Nasdaq fluctue actuellement autour de la barre des 10$.


Quid de la pertinence de cette rumeur ? Cela reste complexe à déterminer : Tout d’abord parce que le patron de Lenovo (Wong Wai Ming) s'était déjà exprimé publiquement comme intéressé par BlackBerry au tout début de l'année dernière (janvier 2013) ; le gouvernement canadien l’avait considéré comme problématique pour des questions "nationales" et avait bloqué le deal naissant. Ensuite, Lenovo a annoncé la semaine dernière la création d'une entité comportant de nouveaux "services et terminaux connectés" pour contrer son principal rival (le chinois Xiaomi) et dont le lancement serait prévu en avril 2015; racheter les actifs matériels (infrastructures, parc IT existant etc...) et immatériels (capital marque, brevets, fonds de commerces etc...) de la marque à la mûre serait-il pertinent pour Lenovo et, si oui, intégrable à un tel projet ?

Quoi qu'il en soit l'action BlackBerry s'appréciait hier de 4,02% à 11,13 dollars canadiens à la Bourse de Toronto (15h00 GMT). Bien que de nombreuses rumeurs de rachat de Blackberry aient déjà circulé depuis plusieurs années, posant la question d'une éventuelle vente globale ou en morceaux du constructeur Canadien, les milieux financiers réagissent depuis ce week-end avec scepticisme à cette information de Benzinga :

Ce n’est pas la première fois que cette rumeur surgit. Le plus important obstacle est l’approbation de cette transaction par les autorités. BlackBerry est engagée dans le créneau de la haute sécurité destinée aux entreprises et aux gouvernements, autant du point de vue logiciel que matériel.

Brian Colello, analyste au bureau de Chicago de Morningstar

Pour rappel, le consortium Fairfax Financial avait émis une offre l'année dernière qui avait été par la suite refusée puis remplacée par une augmentation de capital. Autre information intéressante à prendre en compte : le Wall Street Journal nous apprend que près de 4 terminaux mobiles sur 6 du département Américain de la défense sont des BlackBerry. Si reprise il devait y avoir, il y a donc de fortes chances pour que les autorités américaines ne soient pas d'accord... et particulièrement si l'acquéreur est Chinois !

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