La Chine ? Pas encore une priorité pour BlackBerry

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La Chine ? Pas encore une priorité pour BlackBerry

Alors que l'Empire du milieu représente désormais le premier marché mondial de smartphones en terme de volume et ce devant les États-Unis, le CEO de Blackberry John Chen s'est expliqué lors d'un entretien à Reuteurs sur sa vision et sa stratégie d'approche en Chine et chez ses voisins. Bien que ce marché soit selon ses propres mots "trop grand pour être ignoré", celui qui est au commande la firme Canadienne depuis maintenant un an estime que cela "prendrait trop de temps d'atteindre une taille qui soit raisonnable " (en Chine ndlr.)

Présent à Pekin il y a quelques jours pour participer à l'APEC 2014 (Asia-Pacific Economic Cooperation), John S Chen s'est en effet justifié sur sa position :

Même si j'avais le temps et l'argent, j'obtiendrais probablement de meilleurs rendements en travaillant sur d'autres marchés sur lesquels nous sommes déjà présents comme l'Inde, l'Asie du sud ou l'Asie du sud-est.

Poursuivant son explication, Chen a déclaré que "toute expansion de l'activité de BlackBerry en Chine serait susceptible d'imposer un deal avec les autorités chinoises sur la façon dont nous traitons les données utilisateurs", ce qu'il se refuse à faire. Il s'agit là d'un secret de polichinelle, la Chine étant réputée pour réclamer de façon répétitive des données privées à des fins politiques aux entreprises présentes sur son territoire - étrangères ou non, réclamations auxquelles beaucoup de sociétés capitulent pour rester dans les "petits papiers" du gouvernement.

« Je ne souhaite pas me faire happer dans des problématiques géopolitiques. Ces questions de sécurité n’empêcheront toutefois pas BlackBerry d'explorer des portes d'entrées dans de grands marchés. Il y a de grandes opportunités.»


On apprenait la semaine dernière que des rencontres avaient eu lieu avec Lenovo et Xiami concernant justement la présence de Blackberry sur les marchés Asiatiques et d'éventuelles collaborations, rencontres au cours desquelles John Chen s'était dit ouvert à tout partenariat "qui a quelque chose de sérieux à offrir en terme de business, pas simplement du cash". A noter qu'il ne s'agit là nullement d'une position rhétorique puisque que BlackBerry dispose bel et bien d'une trésorerie de plus de 3 milliards de dollars dans les caisses !

Ces déclarations de John Chen sur la Chine sont-elles à mettre en parallèle avec les propos d'un ancien cadre de la NSA qui avait affirmé lors du dernier Web Summit 2014 que BlackBerry avait dégringolé à cause d'un trop-plein de sécurité justement dans des pays comme la Chine ou la Russie ?

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